Aller au contenu
Peintures Robin : transmission… accomplie !
It's my story
27 avril 2026

Peintures Robin : transmission… accomplie !

Profondément attaché à l'entreprise, Steve Gereke se destine à hériter du rôle de CEO de Peintures Robin (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz)

Partager

Auteur Jean-Michel Cavalli

Article tags

À l’aube de son centenaire, Peintures Robin change, ou plutôt reste entre de bonnes mains. Quatre cadres dirigeants de l’entreprise, justifiant chacun d’une vingtaine d’années d’ancienneté, ont pris une participation majoritaire au sein du capital. Au cœur de la gouvernance partagée de ce célèbre fabricant luxembourgeois de peintures et de vernis historiquement lié à la commune d’Useldange, Steve Gereke se destiner à hériter du rôle de CEO. Le dirigeant décrypte les grandes étapes qui ont jalonné cette reprise orchestrée en interne, un modèle du genre.

À quel moment avez-vous commencé à envisager sérieusement l’idée de reprendre Peintures Robin, et qu’est-ce qui a déclenché cette volonté ?

J’ai commencé à l’envisager sérieusement au moment où l’on m’a demandé, ainsi qu’à d’autres cadres, si mon intérêt pour entrer au capital était toujours d’actualité. C’est une question qui a résonné immédiatement, car j’avais déjà exprimé, il y a une dizaine d’années, le souhait d’acheter des actions de Peintures Robin — sans pour autant imaginer, à l’époque, reprendre une part aussi importante de l’entreprise. Peintures Robin est l’entreprise dans laquelle j’ai fait mes premiers pas dans l’industrie. J’ai toujours été attiré par les chiffres, mais aussi par la richesse d’un environnement industriel : une production propre, une grande diversité de processus, et surtout une variété quotidienne qui ne laisse jamais place à la routine. Lorsque cette opportunité s’est présentée, je n’ai pas hésité une seconde. C’était une évidence : il fallait tout mettre en œuvre pour concrétiser ce projet.

Comment se sont déroulés les échanges et les négociations avec les familles propriétaires, et quels ont été selon vous les éléments clés qui ont permis d’instaurer une confiance réciproque ?

Les échanges et les négociations se sont déroulés de manière très fluide, avec une réelle volonté des deux côtés d’aboutir. Pour les familles propriétaires, il était essentiel de transmettre l’entreprise à des personnes capables de poursuivre son développement et qui en comprennent profondément l’ADN. De notre côté, nous avions à cœur de nous inscrire dans cette continuité. Notre ancienneté a clairement joué un rôle clé : à nous quatre, nous avons en moyenne une vingtaine d’années d’expérience au sein de Peintures Robin. Nous faisons partie de la direction depuis 2017 et avons activement contribué à construire ce que l’entreprise est aujourd’hui. Cette responsabilité que nous assumons depuis des années a naturellement renforcé la confiance. Au-delà des aspects financiers, c’est donc avant tout un projet humain et industriel partagé qui a permis d’aboutir.

Peintures Robin écrit son histoire à Useldange depuis presque 100 ans (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
Qu’est-ce que cela change concrètement, pour vous, de passer du rôle de cadre dirigeant à celui de futur CEO, notamment dans votre rapport avec les équipes de Peintures Robin ?

Ce changement s’inscrit dans la continuité de mon parcours, mais il implique tout de même une prise de recul supplémentaire. Ayant occupé différents postes – des achats aux finances, en passant par la responsabilité du site de Bissen – j’ai aujourd’hui une connaissance très fine de l’entreprise et de ses équipes. Désormais, mon rôle consiste davantage à prendre de la hauteur et à éviter de m’impliquer dans chaque détail opérationnel. C’est aussi possible parce que nous avons la chance de pouvoir compter sur des équipes très compétentes, en qui j’ai une confiance totale. Pour les collaborateurs, cette évolution s’inscrit dans une logique de continuité et de stabilité, ce qui est rassurant. Le fait que cette transition ait été préparée sur près de trois ans a également facilité les choses. Enfin, devenir actionnaire est évidemment une dimension nouvelle, mais cela ne change ni notre organisation, ni ma manière d’être au quotidien.

Comment avez-vous vécu, en interne, cette transition vers une gouvernance partagée à quatre ? Qu’est-ce qui a facilité – ou parfois compliqué – ce passage vers un leadership collectif ?

Ce qui est assez frappant, c’est que la décision de reprendre l’entreprise à quatre s’est imposée comme une évidence. Dès que l’opportunité s’est présentée, nous savions que nous voulions le faire ensemble. Nous partageons tous un attachement très fort à Peintures Robin, et notre plus grande force réside dans la complémentarité de nos profils. Chacun couvre un domaine clé : le commerce, la production et le laboratoire, la qualité et les ressources humaines, et pour ma part, l’administratif et les finances. Cette diversité est un véritable atout, car elle nous permet d’avoir une vision globale et maîtrisée de l’entreprise. Aucun domaine ne nous échappe. Le fait que nous travaillions ensemble depuis de nombreuses années renforce naturellement la confiance et fluidifie la prise de décision. Cette gouvernance collective est donc vécue comme une force plutôt qu’une contrainte.

« Nous investissons chaque année de manière significative dans notre développement, nos équipements et notre production », rappelle Steve Gereke (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
Peintures Robin élabore ses propres produits dans son site de production (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
(crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz)
(crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz)
Robin colore les inspirations de sa clientèle avec une gamme variée de teintes (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
(crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz)
Elegance et chaleur humaine : Peintures Robin conseille la clientèle dans un showroom à son image à Leudelange (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
« Nous investissons chaque année de manière significative dans notre développement, nos équipements et notre production », rappelle Steve Gereke (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
Peintures Robin élabore ses propres produits dans son site de production (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
(crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz)
(crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz)
Robin colore les inspirations de sa clientèle avec une gamme variée de teintes (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
(crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz)
Elegance et chaleur humaine : Peintures Robin conseille la clientèle dans un showroom à son image à Leudelange (crédit : Laurent Antonelli/agence Blitz).
Reprendre une entreprise historique implique de porter un héritage tout en ouvrant un nouveau chapitre. Comment conciliez-vous respect de l’histoire de Peintures Robin et volonté d’y apporter votre propre impulsion ?

À l’approche de notre 100ᵉ anniversaire, on ne peut que ressentir une grande fierté face à tout ce qui a été accompli. Peintures Robin est une entreprise avec des racines profondes, notamment à Useldange, et cet ancrage fait pleinement partie de notre identité. Le site industriel y est, pour nous, un élément essentiel et intangible. En même temps, nous sommes convaincus qu’il faut continuer à avancer. Comme je le dis souvent, le statu quo n’est pas une option : ne pas évoluer, c’est reculer. C’est pourquoi nous investissons chaque année de manière significative dans notre développement, nos équipements et notre production. Notre ambition est claire : rester à la pointe et continuer à jouer un rôle de pionnier sur notre marché. Cela passe par la consolidation de nos marchés existants, mais aussi par l’ouverture vers de nouvelles opportunités. L’enjeu, finalement, est de préserver ce qui fait la force de Peintures Robin – la qualité, le savoir-faire, la proximité – tout en y apportant une dynamique nouvelle. Nous voulons continuer à produire au Luxembourg des peintures et vernis de très haute qualité, élargir notre présence, et rester une référence incontournable pour tous ceux qui recherchent des produits fiables et performants.

Merkur Magazine

L’ÉDITION PRINTEMPS
2026
EST DISPONIBLE!